Uberisation de l'interprétation vs. "acquisition" d'une main d'oeuvre au profit d'un Autre

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Uberisation de l'interprétation vs. "acquisition" d'une main d'oeuvre au profit d'un Autre

Uberisation de l’interprétation ou « acquisition » de main d’œuvre au profit du triomphalisme économique d’un Autre ?

Aujourd’hui, nous vivons la plus grande crise sanitaire que notre profession n’ait jamais connue.

A l’heure où chacun se questionne sur nos conditions de travail, qu’elles soient techniques, juridiques ou éthiques, ne sommes-nous pas aveuglés par la partie immergée de l’iceberg ?

Bien sûr, des solutions de réunions à distance existent et en période de confinement, travailler avec ces solutions, hélas, est l’unique moyen pour nous d’avoir un revenu. Il est tout aussi normal de se poser la question de savoir si cela ne va pas créer un précédent, balayant ainsi, les bonnes pratiques professionnelles que nous avons mises en place depuis de nombreuses années. Nous pouvons craindre aussi d’être remplacés par des interprètes « moins disants du monde entier », voire par des intelligences artificielles…

Cependant, en y regardant de près, les deux « géants » proposant des services techniques de réunion à distance et de « remote interpreting », font aussi preuve de bon marketing en s’abritant derrière le sérieux suisse d’un côté et américain de l’autre. En effet, la partie immergée de l’iceberg nous montre que les sociétés gérant les interprètes pour ces prestatiares sont toutes établies en territoire outre- Atlantique.

 

De ce fait, ne faudrait-il pas se poser la question suivante :

– en utilisant ces solutions ne travaillons-nous pas pour ces prestataires ? Auquel cas, cela aurait comme conséquence la mainmise de l’économie d’un pays sur notre profession dans le monde entier ?


Autrement dit, ne rendons-nous pas notre profession dépendante d’une économie à laquelle nous sommes totalement étrangers ?

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